Actualité des femmes africaines : les 5 infos du 20 octobre 2026
L’actualité des femmes africaines du 20 octobre 2026 réunit une première politique et un sommet pour les filles. Elle apporte aussi une marche contre les violences. Enfin, un appel à projets s’adresse aux organisations. Du Maroc au Togo, en passant par l’Afrique du Sud et le Nigeria, voici cinq faits à retenir.
Les cinq faits du jour
- Maroc : une femme dirige le gouvernement pour la première fois.
- Togo : le Sommet national des filles (SONAFI) s’ouvre à Lomé le 22 octobre.
- Afrique du Sud : une marche de Durban réclame une meilleure protection.
- Nigeria : la conférence Rise Up encourage les jeunes filles à entreprendre.
- Opportunité : la Commonwealth Foundation finance des organisations jusqu’à 30 000 £ par an.
Actualité des femmes africaines au Maroc : une Première ministre, peu de ministres
Le 16 octobre, le Maroc a installé son nouveau gouvernement. Fatima Zahra El Mansouri le dirige. Ainsi, elle devient la première femme à occuper cette fonction dans le pays.
Tout d’abord, la nouvelle équipe compte 32 membres, dont sept femmes, Première ministre comprise. Pourtant, selon Le Monde, une seule femme dirige désormais un ministère de plein exercice, contre cinq auparavant.
Cette nomination marque donc une avancée historique. Toutefois, la présence des femmes aux postes ministériels reste limitée. Surtout, elle doit se traduire par un vrai pouvoir de décision.
Actualité des femmes africaines au Togo : Lomé accueille le SONAFI
Du 22 au 24 octobre, Lomé accueille le premier Sommet National des Filles. Il se tient donc à l’hôtel Sarakawa, sur place et en ligne. Son thème : « De l’ambition à l’impact : les filles en action ».
Par ailleurs, le sommet est porté par Plan International Togo et Youth Panel Lomé, avec le soutien des autorités. Selon Öri Infos, environ 400 participants sont attendus.
Ensuite, les échanges porteront sur le leadership, l’éducation, la santé, le numérique et l’entrepreneuriat. De plus, des ateliers et du mentorat valoriseront les projets des jeunes filles.
Le principe est simple : les sujets qui concernent les filles se discutent avec elles. Ainsi, le sommet veut rapprocher les jeunes des décideurs. Cependant, son impact se mesurera au suivi des recommandations.

Femmes africaines en Afrique du Sud : Durban marche pour la protection
D’abord, le 17 octobre, des centaines de personnes ont marché à Durban contre les violences de genre et les féminicides. Ensuite, des membres de régiments zoulous et de jeunes filles ont rejoint la mobilisation, rapporte SABC News.
Ainsi, les participantes réclament plus de protection pour les femmes et les enfants. En effet, les violences sexuelles et domestiques restent un problème majeur dans le pays. Pour comprendre ce mot, lisez notre fiche FHEM sur le féminicide, sa définition et ses signaux d’alerte.
Une marche maintient donc la pression sur les autorités. Mais elle ne suffit pas. Car la prévention, l’accompagnement des victimes et l’application des lois doivent suivre.
Nigeria : Rise Up pousse les filles à entreprendre
Le 17 octobre, la conférence Rise Up 2026 s’est tenue à Abuja. Son thème : « The Soft Power Woman ». La Healthy African Girl Foundation l’a organisée pour les jeunes femmes de 16 à 35 ans, selon Vanguard.
D’abord, les intervenants ont encouragé les filles à acquérir des compétences pratiques et à structurer leurs idées d’entreprise. Ils ont aussi cité les réseaux sociaux et l’intelligence artificielle comme leviers. The Nation, repris par News Minimalist, évoque le même message.
Par ailleurs, plusieurs voix ont appelé les communautés à soutenir les filles déscolarisées. Certes, le mentorat ouvre des portes. Cependant, il doit s’accompagner d’un meilleur accès aux financements.
Opportunité : jusqu’à 30 000 £ par an pour votre organisation
Pour finir, la Commonwealth Foundation a ouvert son appel à projets 2026-2027. Ainsi, les organisations de la société civile peuvent candidater. Les thèmes sont l’inclusion économique, la justice climatique et environnementale, et la liberté d’expression.
- Date limite : 26 octobre 2026 à 12 h GMT.
- Montant : de 15 000 à 30 000 £ par an. Pour une action collective, comptez 15 000 à 20 000 £.
- Éligibilité : organisation à but non lucratif enregistrée, active depuis au moins trois ans, dans un pays admissible. Le Ghana, le Kenya, le Rwanda, l’Ouganda et l’Afrique du Sud en font partie.
- Genre : le projet doit intégrer le genre et l’intersectionnalité. Les projets retenus démarrent entre août et septembre 2027.
Attention : cette subvention s’adresse aux organisations, pas aux particulières. Vérifiez donc l’admissibilité dans le guide. Les critères et le dépôt se trouvent sur la page Open Grants Call.
Actualité des femmes africaines : des avancées à transformer en résultats
Ces cinq informations montrent que le leadership féminin progresse. Pourtant, les obstacles persistent. En effet, la représentation politique, la sécurité, l’éducation et l’autonomie économique demandent des engagements durables.
Enfin, ces mobilisations s’inscrivent dans une longue histoire. Pour la prolonger, découvrez notre article sur la Journée internationale de la femme africaine et son héritage.
Pélagie BLEWUSSI


